Andavakotoko

Des lumières scintillent, comme deux cent yeux qui brillent
Je regarde descendre, la nuit sur ces méandres

Maisons de bois vermoulues où sévissent les fièvres
Ou tant de parfums inconnus ont effleuré mes lèvres


Des enfants presque nus, pataugent dans les rues
Dans la moiteur intense, les insectes qui dansent

Et dans le regard des gens qui peuplent ces ruelles
Balayées par les vents, l’espoir est infidèle


Refrain

C’est un taudis géant, ’un guéto verdoyant
Entre le ciel et l’eau, Andavakotoko,
Du sang dans les coraux, Andavakotoko,


Sous les pluies diluviennes, vagabondent les hyènes
Caresses tropicales, tourisme colonial

Là sous les toitures en tôle, la chaleur qui assomme
Et si la mort te frôle, il n’y aura personne²


’L’odeur de la fumée, des faubourgs surpeuplés
S’entassent par milliers, des humains humiliés

J’ai laissé mes illusions flâner sur ces trottoirs
Mais je n’oublierai pas ce nom, qui hante ma mémoire

Refrain

C’est un taudis géant, ’un guéto verdoyant

Entre le ciel et l’eau, Andavakotoko,

Du sang dans les coraux, Andavakotoko,



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